MONS, FUTURE CAPITALE DU NÉOLIBÉRALISME?

En mes qualités de membre du Conseil et de citoyen montois, je tiens à me désolidariser des applaudissements du Collège montois concernant l'arrivée de PRIMARK.

Le collège (PS-MR, ancienne majorité), après avoir participé à la destruction progressive d'une grande partie du commerce en centre-ville, en renforçant notamment l’implantation et la concentration de multinationales en périphérie, continue à favoriser les multinationales sur le territoire.

L’arrivée de la multinationale Low Cost PRIMARK - bénéficiant d’aucune étude critique sur les conséquences - démontre encore une fois le degré d’aveuglement sous lequel le collège opère des décisions.

« La stratégie d’une multinationale n’est pas de créer de l’emploi ou de faire vivre les petits commerces mais bien de prendre leur marché. Les multinationales attirent d’autres multinationales ».

Compter sur l'attractivité de PRIMARK pour redresser la situation désastreuse du piétonnier démontre l’absence d’idées créatives, de vision à long terme et l’impuissance de ce Collège à mettre sur la table un véritable projet de Ville en faveur du commerce montois.
Alors que de charmants commerces renaissent de leurs cendres , le commerce Montois a surtout  besoin du soutien de la Ville dans les responsabilités qui sont dans l'absolu les siennes : création d’outils permettant de renforcer la visibilité de leur attractivité commerciale, baisse des taxes, mobilité, parking de proximité, sécurité, propreté, créativité, ... mais pas de nouveaux de lourds travaux qui viendront défigurer le charme de la ville et fragiliser le reste du commerce au profit des puissants.

Des cerveaux politiques qui n’ont pas d’oreille ?

L’opposition et moi-même sommes intervenu à plusieurs reprises au sein du Conseil sur ces questions en plaidant pour une économie citoyenne de terrain, de la diversité et éco-créative favorisant les commerces gérés par les montois, des créateurs, des produits locaux et artisanaux mais le Collège brandit les 220 places de parking qui suffiront à peine à satisfaire le besoin en clientèle de la multinationale.

 « Vous avez raison, Monsieur JOOS, les multinationales n’ont pas besoin que les élus les soutiennent, elles ont suffisamment les moyens de le faire » réponse du Bourgmestre Elio DI RUPO au Conseil Communal.  

Double discours ? Comment expliquer que ces hommes politiques PS changent de conviction en fonction du niveau de pouvoir qu’ils occupent ?

A l’heure où il est vital de s'ouvrir à d'autres voies pour accéder au mieux vivre, cette question des « politiciens à plat ventre devant des multinationales » est inquiétante pour la démocratie.

Penser global, agir local, n’est-ce pas ?


En favorisant les multinationales, ils participent non seulement à une prise de marché violente mais aussi à une économie toxique au bien-vivre, consumériste et dévastatrice sur le plan humain et environnemental sur Mons et sur l’ensemble du globe. 



Commentaires

Articles les plus consultés